Les étapes clés pour réussir sa déclaration d’activité commerciale
Ouvrir une boutique ne se limite pas à avoir une bonne idée – il faut aussi une déclaration d’activité conforme et juridiquement sécurisée. C’est une étape obligatoire pour toute personne souhaitant se lancer dans le commerce de détail physique – que ce soit avec une boutique spécialisée, un kiosque, un concept-store ou un magasin à assortiment ciblé. Sans immatriculation valide, vous vous exposez à des amendes, à des redressements fiscaux, voire à une interdiction d’exercer.

Dans le commerce de détail, la déclaration d’activité implique de nombreuses spécificités : choix de l’emplacement, définition de l’offre produit, mais aussi respect de certaines obligations réglementaires pour des catégories sensibles comme les denrées alimentaires, les médicaments ou les armes. Des contraintes liées à l’aménagement – surface de vente, vitrines ou issues de secours – peuvent également s’appliquer dès cette étape.
Ce guide fournit un mode d’emploi clair à l’intention des commerçants, créateurs d’entreprise et détaillants en boutique souhaitant déclarer leur activité – que ce soit en ligne via la plateforme ELSTER ou en présentiel auprès de la mairie ou de l’autorité compétente. Vous y découvrirez les documents à préparer, les frais à prévoir et les erreurs à éviter. L’objectif : une inscription fiable, rapide et adaptée à votre secteur, pour poser des bases solides à votre réussite dans le commerce de détail.
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Où et comment déclarer son activité commerciale ?
La déclaration de votre activité se fait auprès du service des formalités des entreprises de votre mairie – c’est l’emplacement de votre point de vente qui fait foi. Dans les grandes villes, il existe souvent des services spécialisés, comme la direction de la réglementation ou un guichet unique des entreprises. Important : la déclaration doit être effectuée avant le début de l’activité.
De nombreuses communes proposent désormais la déclaration en ligne, généralement via le portail de services aux entreprises de la région ou via la plateforme ELSTER. Avantages : transmission directe des données au centre des impôts et à la chambre de commerce, délais de traitement transparents. En cas de questions complexes (par exemple sur les autorisations nécessaires), un rendez-vous sur place reste souvent la meilleure option.
En tant que commerçant disposant d’un point de vente physique, vous devez également informer d’autres organismes – selon votre secteur d’activité :
- Centre des impôts : enregistrement fiscal via un formulaire distinct
- Chambre de commerce et d’industrie (CCI) : adhésion obligatoire
- Assurance accidents du travail : inscription auprès de la caisse compétente
- Agence régionale de santé : en cas de vente ou de transformation de denrées alimentaires
Si vous disposez de plusieurs points de vente – comme dans le cas de chaînes ou de concepts de franchises – une déclaration distincte est requise pour chaque site. Les espaces de vente temporaires (par ex. pop-up stores, stands de marché de Noël) doivent également être déclarés avec indication du lieu.
Quels documents sont nécessaires pour la déclaration d’activité ?
Les pièces requises pour la déclaration dépendent de votre forme juridique, de votre offre de produits et de l’emplacement de votre point de vente. Dans le commerce de détail physique, certains justificatifs spécifiques peuvent être exigés – notamment en cas de vente de produits alimentaires, de médicaments en libre accès ou d’activités artisanales. Voici un aperçu des documents à prévoir :
Document | Concerné | Remarque |
---|---|---|
Carte d’identité | Tous les déclarants | Ou passeport avec justificatif de domicile à jour |
Formulaire de déclaration d’activité | Tous | Disponible en ligne ou auprès du service compétent |
Bail commercial | Commerçants avec point de vente physique | Preuve obligatoire de l’adresse de l’établissement |
Extrait du registre du commerce | SARL, SAS, SNC, etc. | Nécessaire pour les personnes morales |
Autorisations ou attestations de compétence | Secteurs spécifiques (ex. alimentation, armes) | Formation hygiène, autorisation de sécurité ou obligations pharmaceutiques selon le secteur |
Plan de situation / plan d’aménagement | Dans certaines communes | Requis pour les surfaces de vente supérieures à 200 m² ou situées en zones piétonnes |
Pour une déclaration d’activité en ligne, veillez à préparer tous les justificatifs au format PDF ou scan. L’administration vérifie généralement les documents sous quelques jours et transmet automatiquement les informations au centre des impôts, à la CCI et à l’assurance accidents du travail. Néanmoins, il est important de suivre activement les retours de chaque organisme et de transmettre rapidement les pièces requises (comme le formulaire d’enregistrement fiscal).
Quels sont les frais liés à la déclaration d’activité ?
Les frais d’enregistrement d’une activité en Allemagne varient entre 15 € et 65 €, selon la commune. Le montant dépend notamment du mode de déclaration (en ligne, par écrit ou sur place) et du Land dans lequel vous vous installez. Certaines villes proposent des tarifs réduits pour les démarches en ligne, d’autres appliquent un forfait administratif.
Les commerçants disposant d’un point de vente physique doivent souvent prévoir des frais supplémentaires – par exemple pour l’obtention d’autorisations spécifiques, le certificat d’hygiène ou le traitement de grandes surfaces de vente. L’inscription au registre du commerce (pour les sociétés de capitaux) est également payante.
- Berlin : 26 € (en ligne), 31 € (sur place)
- Munich : 50 € (forfait)
- Hambourg : 20 € (via déclaration en ligne)
- Cologne : 26 € (pour les entreprises individuelles)
- Inscription au registre du commerce : env. 150 à 250 € (pour SARL, SAS, SNC…)
- Autorisations : entre 30 et 200 € selon le secteur
- Modification de l’activité : env. 15 à 40 €
- Cessation d’activité : env. 10 à 30 €
Important : Les commerçants disposant d’un magasin physique doivent aussi prévoir des cotisations récurrentes, comme la contribution obligatoire à la CCI ou à l’assurance accidents du travail. Ces montants varient selon le chiffre d’affaires, les effectifs et la forme juridique de l’entreprise.
Quelles autorisations sont nécessaires dans le commerce de détail ?
Selon le secteur et l’assortiment, les commerçants doivent parfois obtenir d’autres autorisations, formations ou attestations en plus de la déclaration d’activité. En France comme en Allemagne, les produits ayant un impact sur la santé, la sécurité ou la protection du consommateur sont soumis à une réglementation stricte – qu’elle soit nationale, régionale ou locale. Omettre ces exigences peut entraîner des amendes importantes, voire une interdiction d’exercer.
En règle générale : la vente de biens de consommation courante sans danger (ex. vêtements, livres, articles de décoration) ne nécessite pas d’autorisation spécifique. Dès qu’il s’agit de produits sensibles ou de formes de vente particulières, des règles spécifiques s’appliquent. Sont notamment concernés : les denrées alimentaires, boissons alcoolisées, tabac, médicaments, produits chimiques ou articles réglementés comme les armes ou les feux d’artifice.
Le lieu de vente peut également influencer les obligations : débits de boissons, camions-boutiques, stands de marché ou distributeurs automatiques sont parfois soumis à d’autres autorisations que les magasins physiques traditionnels.
Alimentation et boissons
La vente de produits alimentaires – même emballés – est soumise au code allemand des denrées alimentaires (LFGB) et au règlement européen (CE) n° 178/2002. Dès que vous proposez des denrées, vous devez en principe disposer :
- d’une formation à l’hygiène selon l’article 43 de la loi sur la protection contre les infections
- d’une documentation sur l’hygiène interne conforme à la méthode HACCP
- et éventuellement d’une déclaration auprès du service de contrôle alimentaire de votre commune
Pour la vente de boissons à consommer sur place (ex. coin café, dégustations), une licence de débit de boissons selon l’article 2 de la loi sur les débits de boissons peut être nécessaire – notamment en cas de service d’alcool.
Vente de tabac et cigarettes électroniques
Les produits du tabac, la nicotine, les liquides et les e-cigarettes ne peuvent être vendus qu’à des personnes majeures (plus de 18 ans). Les obligations incluent :
- un affichage clair d’un avertissement sur la protection des mineurs près de la caisse
- éventuellement une déclaration selon l’article 6 de la loi sur la protection de la jeunesse (en cas de distributeur automatique)
- la mise en place d’un système de vérification de l’âge pour la vente en ligne
Produits à effet sur la santé
Il s’agit notamment de :
- compléments alimentaires (ex. vitamines, protéines)
- produits cosmétiques appliqués sur la peau ou à effet médical
- produits à base de CBD ou de chanvre (selon la teneur en THC)
Pour ces catégories, une déclaration auprès de l’Agence fédérale de protection des consommateurs ou de l’Agence régionale de santé est obligatoire. Par ailleurs, l’étiquetage, la composition et les allégations publicitaires doivent être conformes à la réglementation en vigueur.
Vente d’armes, couteaux, gaz de défense
Ce domaine est soumis à une réglementation particulièrement stricte :
- Autorisation requise selon l’article 21 de la loi sur les armes pour les pistolets d’alarme, carabines à air comprimé, gaz de défense
- Attestation spécifique de compétence obligatoire (ex. formation sécurité ou certificat de connaissances en armement)
- Exigences de protection des mineurs et stockage sécurisé obligatoires
Même les armes décoratives ou les produits type airsoft peuvent être soumis à la législation sur les armes, selon leur puissance, et ne peuvent pas être vendus librement.
Vue d’ensemble des catégories de produits nécessitant une autorisation dans le commerce de détail
Catégorie de produit | Autorisation / Attestation requise | Autorité compétente |
---|---|---|
Produits alimentaires (en vrac ou emballés) | Formation à l’hygiène selon l’article 43 IfSG, conformité HACCP | ARS / Service de contrôle alimentaire |
Service d’alcool (ex. dégustation) | Licence de débit de boissons selon l’article 2 de la loi GastG | Préfecture / Mairie |
Tabac et cigarettes électroniques | Système de vérification de l’âge, déclaration en cas de distributeur | Autorité de protection des mineurs / Mairie |
Compléments alimentaires, produits au CBD | Enregistrement des produits, conformité publicitaire et étiquetage | Agence nationale de sécurité sanitaire ou autorité régionale |
Armes d’alarme, gaz de défense, airsoft | Autorisation selon la législation sur les armes, stockage sécurisé | Police / Mairie |
Produits pharmaceutiques en vente libre | Autorisation selon le code du médicament, respect du monopole pharmaceutique | Ordre régional des pharmaciens / ARS |
Bijoux contenant des métaux précieux | Poinçon de titre légal, déclaration possible auprès du service de métrologie | Service de métrologie / Inspection du travail |
Ce qu’il faut organiser pour les autorisations
Le processus d’autorisation dans le commerce de détail n’est pas uniforme – selon la région, la commune et les produits concernés, les autorités compétentes peuvent varier. Il est donc essentiel de bien planifier avant d’aménager ou de promouvoir votre magasin.
- Renseignez-vous auprès de votre mairie ou chambre de commerce pour savoir si certains produits doivent être déclarés ou autorisés.
- Prévoir un délai de 4 à 6 semaines pour l’obtention des autorisations – notamment pour les produits sensibles (ex. compléments alimentaires, armes).
- Beaucoup d’administrations proposent des permanences téléphoniques ou des formulaires de contact en ligne – utilisez-les dès le début.
- Préparez tous les documents produits au format numérique (étiquettes, compositions, fiches de sécurité) pour pouvoir répondre rapidement aux demandes.
- Vérifiez que votre bail commercial autorise explicitement l’activité de vente – cela peut être exigé pour certaines autorisations.
Important : Ne négligez jamais les délais légaux ! La vente de certaines catégories de produits ne peut commencer que lorsque l’autorisation écrite a été délivrée. En cas de doute, une demande écrite auprès de l’administration vous protège juridiquement et vous évite des amendes.
Dans quels cas aucune autorisation supplémentaire n’est nécessaire ?
De nombreux commerçants seront rassurés de savoir que tous les produits ne nécessitent pas une autorisation spécifique. Aucune formalité supplémentaire n’est requise si vous vendez exclusivement les articles suivants :
- Vêtements, textiles, accessoires (sans fonction médicale)
- Articles de décoration, articles ménagers, livres
- Équipements électriques sans obligation de marquage CE (ex. lampes, piles, petits accessoires)
- Œuvres d’art, imprimés, fournitures de bureau
- Produits finis non alimentaires emballés (ex. coffrets cadeaux, ensembles déco)
Cependant, même en l’absence d’obligation d’autorisation, vous devez respecter les exigences générales de la loi sur la sécurité des produits (ProdSG), du règlement sur l’affichage des prix et des droits des consommateurs – en particulier en matière de conseil, de retours et d’étiquetage.
Si vous avez un doute sur la classification d’un produit, adressez une demande écrite à votre mairie ou à l’agence régionale de santé. Cela prouve votre diligence et vous évite toute réclamation future.
Quelle forme juridique choisir pour un commerce de détail ?
La forme juridique de votre entreprise influe directement sur votre déclaration d’activité – elle détermine si vous agissez en tant que personne physique ou morale, si une inscription au registre du commerce est obligatoire, et quelles obligations fiscales vous incombent. Dans le commerce de détail, ce choix est crucial car il impacte la responsabilité, la comptabilité et les possibilités de financement.
Les formes juridiques les plus courantes dans ce secteur se répartissent en deux grandes catégories : entreprises individuelles et sociétés. Le bon choix dépend de votre objectif entrepreneurial, du capital disponible, du niveau de risque et du nombre d’associés.
- Entreprise individuelle : simple et peu coûteuse à créer
- Profession libérale : réservée à certaines activités (ex. design, conseil)
- Responsabilité illimitée sur le patrimoine personnel
- Pas d’inscription obligatoire au registre du commerce
- Société civile (GbR) : à partir de deux personnes physiques
- SARL simplifiée (UG) : société à responsabilité limitée avec capital réduit
- SARL (GmbH) : forme classique avec image professionnelle solide
- Immatriculation au registre du commerce et comptabilité en partie double dans certains cas
Quelle forme juridique convient à quel type de projet dans le commerce de détail ?
Le choix de la structure juridique idéale dépend fortement de votre situation : entrepreneuriat individuel ou en équipe, niveau d’investissement, ambition de croissance ou besoin de limiter les risques. Voici quelques scénarios courants dans le commerce de détail, avec la forme juridique la plus adaptée :
- Entreprise individuelle sans salariés
- Coûts de démarrage faibles & comptabilité simplifiée
- Idéal pour pop-up stores, boutiques déco, seconde main
- Forme recommandée : entreprise individuelle
- Deux personnes physiques ou plus
- Peu de capital, mais responsabilité partagée
- Boutique commune (ex. épicerie fine, librairie, bricolage)
- Forme recommandée : société civile (GbR)
- Expansion ou franchise prévue
- Équipe salariée ou plusieurs points de vente
- Image professionnelle et limitation des risques
- Forme recommandée : SARL ou UG
- Protection juridique en cas de litige ou défaut produit
- Séparation claire des biens personnels et professionnels
- Développement de marque, contrats B2B, dropshipping
- Forme recommandée : UG (à responsabilité limitée) ou SARL
Comparatif des principales formes juridiques pour les commerçants
Forme juridique | Responsabilité | Capital initial | Comptabilité | Registre du commerce | Adaptée à |
---|---|---|---|---|---|
Entreprise individuelle | Illimitée, sur patrimoine personnel | Aucune exigence | Comptabilité simplifiée | Non (facultatif en tant que commerçant inscrit) | Débutants, petits commerces, kiosques |
Société civile (GbR) | Responsabilité solidaire de tous les associés | Aucune exigence | Comptabilité simplifiée | Non | Entreprises familiales, cofondations |
UG (à responsabilité limitée) | Limitée aux apports de la société | À partir de 1 € | Comptabilité en partie double | Oui | Commerce en ligne, petites équipes, projets d’expansion |
SARL (GmbH) | Limitée aux apports de la société | 25 000 € (dont 12 500 € minimum à la création) | Comptabilité en partie double | Oui | Concepts de commerce professionnel, réseau de magasins |
Obligations de déclaration et démarches administratives selon la forme juridique
- Déclaration d’activité : auprès de la mairie (service des entreprises)
- Numéro fiscal : attribué automatiquement via l’administration fiscale
- Registre du commerce : non obligatoire (facultatif en tant que commerçant inscrit)
- Adhésion à la CCI : obligatoire
- Déclaration d’activité : conjointe par tous les associés
- Numéro fiscal : attribué séparément à la société
- Contrat de société : recommandé mais non obligatoire
- Registre du commerce : non requis
- Création : par acte notarié, avec statuts simplifiés ou contrat de société
- Inscription au registre du commerce : obligatoire
- Numéro fiscal & numéro d’identification à l’impôt sur les sociétés : via l’administration fiscale
- Compte bancaire & dépôt de capital : requis avant l’enregistrement
- Création : par acte notarié, avec contrat de société
- Inscription au registre du commerce : préalable obligatoire à toute activité
- Justificatif de capital : minimum 12 500 € à verser lors de l’enregistrement
- Obligation de comptabilité en partie double & bilan annuel
Quelles obligations fiscales pour les commerçants ?
Après la déclaration d’activité, les commerçants reçoivent automatiquement de l’administration fiscale le formulaire d’enregistrement fiscal. Celui-ci doit être complété et retourné dans les délais, car il permet l’attribution de votre numéro fiscal et détermine votre régime de TVA. À cette occasion, de nombreux créateurs d’entreprise optent pour le régime de la micro-entreprise selon l’article 19 de la loi sur la TVA, qui permet de ne pas facturer ni reverser la TVA tant que le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 22 000 €. En contrepartie, il est alors impossible de déduire la TVA sur les achats professionnels.
Les principales catégories d’impôts dans le commerce de détail comprennent : l’impôt sur le revenu (sur les bénéfices), la TVA (sauf pour les micro-entrepreneurs), la contribution économique locale (à partir d’environ 24 500 € de bénéfice), ainsi que l’impôt sur les sociétés pour les structures comme la SARL ou l’UG. Selon votre statut juridique et votre chiffre d’affaires, vous devrez produire soit une déclaration de résultat simplifiée (recettes-dépenses), soit un bilan avec comptabilité en partie double. Les entreprises individuelles et sociétés civiles (GbR) réalisant moins de 600 000 € de chiffre d’affaires ou 60 000 € de bénéfice peuvent utiliser la version simplifiée.
Il est également obligatoire de documenter avec rigueur toutes les recettes et dépenses de l’activité. Cela implique une gestion précise des justificatifs, des déclarations de TVA régulières (mensuelles ou trimestrielles) et le respect des délais fiscaux. En cas de doute sur la gestion comptable ou lors de l’immatriculation, il est vivement conseillé de faire appel dès le départ à un expert-comptable – surtout en cas d’investissements prévus, de gestion des coûts d’achat ou de ventes en ligne avec l’UE.
Assurances et déclarations obligatoires après l’enregistrement
Avec l’enregistrement de votre activité, certaines obligations de déclaration s’appliquent automatiquement. Les commerçants doivent notamment s’enregistrer auprès de la caisse d’assurance accidents du travail compétente – pour le commerce, il s’agit généralement de la BGHW (caisse pour le commerce et la logistique de marchandises). Cette déclaration doit être faite dans les sept jours suivant le début de l’activité, même si vous n’employez pas de personnel. Par ailleurs, votre adhésion à la CCI est automatiquement déclenchée lors de l’enregistrement – elle est obligatoire par la loi, quel que soit le chiffre d’affaires.
Il est fortement recommandé de souscrire à certaines assurances professionnelles clés. En premier lieu, une assurance responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés à des tiers (ex. chutes de clients dans le magasin). Cette protection est indispensable dans les commerces recevant du public. Pour les boutiques disposant d’un stock de valeur, une assurance multirisques professionnelle est conseillée : elle couvre les biens (mobilier, caisse, marchandise) contre l’incendie, le vol ou les dégâts des eaux. Les e-commerçants ou vendeurs de produits alimentaires faits maison devraient également envisager une assurance responsabilité produit.
Enfin, les indépendants doivent gérer eux-mêmes leur protection santé. Si vous n’êtes pas affilié à la couverture familiale, vous devez obligatoirement souscrire une assurance maladie privée ou publique en tant qu’indépendant. Il n’existe en principe pas d’obligation de cotiser à la retraite pour les commerçants, sauf cas spécifiques ou si certaines règles liées au statut de micro-entrepreneur s’appliquent.
- Responsabilité civile professionnelle en cas de chute ou d’accident
- Assurance multirisques pour le stock, la caisse, l’aménagement
- Optionnel : assurance protection juridique pour litiges liés au bail ou au personnel
- Responsabilité civile professionnelle en cas d’allergie ou de chute
- Assurance multirisques pour le matériel frigorifique et le stock
- Responsabilité produit en cas de transformation maison (ex. tartinables faits main)
- Assurance cyber contre les pertes de données et cyberattaques
- Assurance multirisques pour entrepôt logistique et matériel informatique
- Responsabilité civile professionnelle pour les activités en magasin
- Responsabilité civile professionnelle lors de ventes sur marchés ou salons
- Optionnel : assurance transport pour les stands mobiles
- Assurance maladie obligatoire (si non affilié à un régime familial)
Quelles autorisations selon l’assortiment ?
- Formation à l’hygiène selon l’article 43 IfSG (via ARS)
- Autorisation spécifique si vente de boissons alcoolisées
- Plans d’hygiène et obligation de traçabilité
- Déclaration obligatoire selon l’article 38 GewO
- Tenue d’un registre d’achats et de ventes
- Cas échéant : extrait de casier judiciaire auprès de la préfecture
- Tabac : vérification obligatoire de l’âge (loi sur la protection des mineurs)
- Électronique : marquage CE obligatoire
- Médicaments : conditions strictes de stockage et de distribution
Par ailleurs, pour toute activité de vente sur l’espace public – comme les marchés, événements ou pop-up stores – une autorisation d’occupation temporaire délivrée par la mairie est nécessaire. Elle doit généralement être demandée à l’avance et mentionnée lors de l’enregistrement si elle fait partie intégrante de votre activité.
Erreurs fréquentes lors de l’enregistrement d’un commerce – et comment les éviter
Beaucoup de créateurs écrivent simplement « commerce » ou « vente » dans le formulaire. C’est trop imprécis et peut entraîner des retards en cas de contrôle par le fisc ou l’assurance accidents.
Mieux : « Commerce de détail de vêtements, en magasin et en ligne » ou « Vente de produits alimentaires et d’épicerie fine », selon l’assortiment et le canal de vente.
Si vous gérez votre activité en parallèle d’un emploi salarié, vous devez déclarer une activité secondaire – sinon, vous risquez des cotisations sociales supplémentaires.
Conseil : Informez votre employeur principal en cas de doute et indiquez « activité secondaire » lors de l’enregistrement – un changement ultérieur est possible.
L’activité doit être déclarée avant le démarrage. Même une seule vente avant déclaration peut entraîner des amendes et des redressements fiscaux.
Astuce : Déclarez dès que l’activité est prête à démarrer – même si le magasin n’est pas encore totalement aménagé.
Après la déclaration, l’administration fiscale envoie le formulaire d’enregistrement fiscal – il doit être renvoyé sous 14 jours via la plateforme ELSTER.
Important : Le numéro fiscal ne sera attribué qu’après retour du formulaire – sans lui, aucune facture ne peut être émise.
Après l’enregistrement, vous recevrez automatiquement des courriers de la caisse d’assurance accidents et de la CCI – avec des délais pour s’enregistrer ou transmettre des infos.
Erreur : Les prendre pour de la publicité. Conséquence : rappels ou pénalités de retard.
Selon la région, l’enregistrement coûte entre 25 et 60 € – sans compter les cotisations annuelles à la CCI (env. 100–300 €) et, le cas échéant, à la caisse d’assurance.
Recommandation : Prévoyez une réserve pour éviter les mauvaises surprises – surtout la première année.
La vente de certains produits (alcool, aliments, médicaments, antiquités) peut nécessiter une autorisation spécifique.
Mieux : Vérifiez à l’avance si des formations, autorisations ou enregistrements (ex. article 38 GewO) sont requis – sinon, risque de fermeture.
Beaucoup oublient de déclarer tous les emplacements utilisés – notamment pour le e-commerce, le home office ou les entrepôts. Cela peut entraîner des erreurs lors d’un contrôle fiscal.
Conseil : Déclarez également les espaces annexes, entrepôts logistiques et plateformes en ligne.
Checklist : Enregistrement d’activité étape par étape
- ✅ Définir un modèle économique adapté et structurer votre assortiment
- ✅ Choisir un nom commercial pertinent (vérifier la disponibilité au registre)
- ✅ Déterminer le lieu d’exploitation / point de vente (y compris domicile ou entrepôt)
- ✅ Rédiger une description précise et sectorielle de l’activité
- ✅ Remplir le formulaire de déclaration d’activité auprès de la mairie
- ✅ Préparer votre carte d’identité et les éventuelles autorisations (ex. art. 43 IfSG)
- ✅ Régler les frais (environ 25 à 60 €) en espèces ou par carte
- ✅ Suivre les retours du fisc, de la CCI et de l’assurance accidents, et y répondre rapidement
- ✅ Activer votre compte ELSTER et transmettre votre enregistrement fiscal
- ✅ Prévoir une réserve pour les cotisations (CCI, assurance, mutuelle pro)
- ✅ Optionnel : souscrire une assurance responsabilité civile et multirisques